Échanges de fichiers, Export video, formats de compression, sessions collaboratives, formats AAF et OMF : les bonnes pratiques pour organiser la post-production sonore d’un projet audiovisuel.
Les productions audiovisuelles mobilisent régulièrement des équipes réparties entre plusieurs villes, voire plusieurs pays. Un réalisateur peut travailler à Paris, un monteur à Lyon et un ingénieur du son dans un studio indépendant.
Pour les agences de publicité et les sociétés de production, cette organisation permet d’accéder à des compétences spécialisées sans nécessairement réunir tous les intervenants au même endroit.
Encore faut-il anticiper les contraintes techniques liées aux échanges de fichiers, à la synchronisation et aux différentes étapes de validation.
Préparer les fichiers pour la post-production sonore
La collaboration commence généralement par la préparation du projet dans le logiciel de montage vidéo.
Les exports AAF ou OMF permettent de transmettre une partie de la structure du montage audio vers les stations de travail audio professionnelles. Leur compatibilité dépend toutefois des logiciels utilisés, des effets appliqués et des paramètres d’exportation.
L’envoi des fichiers audio originaux, des pistes séparées et d’une vidéo de référence avec timecode facilite considérablement le travail de l’ingénieur du son.
La fréquence d’échantillonnage, la cadence d’image et les points de synchronisation doivent également être vérifiés.
Une bonne préparation évite les décalages audio-vidéo et les pertes d’informations lors du transfert.
Pro Tools et Nuendo : organiser un workflow collaboratif
Dans les logiciels de mixage audio professionnels ( DAW digital audio workstation) , le travail peut être organisé autour de différentes familles de pistes : dialogues, musiques, ambiances et effets sonores.
Les stems, ou sous-mixages séparés, permettent de transmettre ces différentes catégories de sons pour faciliter les modifications ultérieures.
Les validations peuvent être réalisées à partir de fichiers vidéo de référence, accompagnés de commentaires horodatés sur Frame.io par exemple. Certains outils permettent également l’écoute ou la collaboration à distance, sous réserve de disposer d’une connexion adaptée.
Il est important de conserver une nomenclature cohérente des fichiers et de prévoir un système de versions ( Mix Web a -14 lufs, Mix Auditorium a -23 lufs Norme R128, Version originale , Version International) afin d’éviter toute confusion entre les différents montages et pouvoir revenir sur le mix si besoin.
Le contrôle qualité final doit notamment vérifier la synchronisation, les niveaux sonores, l’intégrité des fichiers et leur conformité au cahier des charges.
192 KHz : un partenaire sonore au-delà des frontières du studio
La production audiovisuelle ne connaît plus nécessairement de frontières géographiques. Avec ses compétences en enregistrement, mixage, mastering et post-production, 192 KHz accompagne les projets qui nécessitent une expertise sonore spécialisée. En centralisant les étapes audio et en facilitant les échanges avec les équipes de production, le studio contribue à fluidifier le travail jusqu’à la livraison finale.